Tes doigts dans ta gorge,
tu te convulses,
de toutes tes forces,
tu expulses,
la haine et la misère,
et tu pleurniches,
c'est la même chose qu'hier,
putain, vas-tu te taire ?
Il paraît que tout se finit un jour; eh bien, il faut croire qu'aujourd'hui, c'est la fin de tout. Quatre années de vie au placard, les habitudes qui s'envolent avec elles, et il ne reste que la mélancolie mêlée à ce soulagement indécent à l'idée de tout recommencer. C'est drôle, il y a quelques mois, je n'aurais pas cru être là, à mon dernier examen, soupir froid devant elles, lassantes mais pourtant tellement présentes. Dans cinq heures, les jeux seront faits, les dés lancés, sur cette triste table qu'on avait tant évitée. Il ne reste plus qu'à attendre. On dit que la vie peut parfois surprendre. Dans douze mois, je ne les reconnaîtrai pas. Les promesses sont mensonges éhontés, je ne m'abaisserai pas à murmurer les paroles tant attendues, merde. Je ne suis déjà plus là. Et tant pis si j'en crève, tant pis si je ne suis plus jamais la même. Il y a une fin à tout; même à vous.